Hier soir, j'ai eu le privilège de regarder une émission dans laquelle je figurais, à une heure de grande écoute.
Le troisième tabouret, celui de droite, c'est le mien. Je suis à côté d'Elsa Zylberstein, lumineuse, éclatante (Stéphane Bern est ébloui) et de Jean-Claude Camus, le producteur de Johnny. Moi, évidemment, on me remarque un peu moins : c'est Stéphane Rotenberg qui est assis sur mon tabouret. L'animateur du Bachelor a pris ma place.
Comment est-ce dieu possible ?
Eh bien, tout est de la faute d'Angela (pour mieux faire connaissance avec Angela, allez là : http://www.lefilmfrancais.com/221004/entretien.htm) .
Angela Lorente est productrice chez GLEM production. Elle a découvert Steevy, Greg le Millionaire et lancé les Queer. Angela devait tout dire sur le casting de télé-réalité. Mais Angela avait oublié une chose : GLEM est une filiale à 100 % de TF1. Et le mardi à minuit, TF1 a dit niet, pas question qu'Angela aille se faire démolir le portrait à 20 h 10 pétantes.
Angela aurait connu Oscar Sisto, il lui aurait donné le truc : on raconte que le prof de théâtre de la Star Ac avait demandé à ce qu'on lui présente la personne qui lui interdisait d'aller à 20 h 10 pétantes, pour qu'elle lui donne ses arguments. Et comme aucun des salariés de TF1 ne se promène sans parapluie, Oscar était allé tranquillement rencontrer Jane B sur les plateaux de Stéphane Bern...
D'où mon coup de fil de 10 h du matin. Figurez vous que j''étais la personne que le sort avait désigné pour remplacer Angela...
Il devait y avoir aussi Jean-Claude Camus et une autre personne, qui s'est désistée. Je me suis donc retrouvée finalement sur un plateau composé de Elsa Zylberstein, qui promouvait un festival de cinéma dans la banlieue, Jean Claude Camus (pour un spectacle kitch, une sorte de Schrek au pays du cirque) et moi, donc.
Mais il y avait un hic.
20 h 10 pétantes, c'est un peu comme les fiches cuisine de Elle :il faut un point commun entre les différentes recettes. Cette semaine, par exemple, c'est "pâtes à la crème de noix" "escalopes roulées comté et pistache", "bouchées de fruits secs au fromage" et "fondants noisette, coulis muscade".
Pour le premier plateau de mercredi dernier diffusé hier soir, aucun rapport entre Elsa, Jean-Claude et moi.
C'est donc Stéphane Rotenberg qu'on a appelé à la rescousse, au dernier moment. On voit bien la discussion : "ok, je viens, mais vous ne m'égratignez pas trop, quand même". "Non, non, le papier de Guillon, il est sur Angela" (Stéphane Guillon a lu son papier devant la photo géante d'Elsa, la même que j'ai piquée sur Internet et qui figure en bas de cette note. Un papier de Guillon sans l'invité, c'est comme un baiser sans moustache, non?).
Pour corser le tout, Stéphane Rotenberg connaissait mon visage, puisque je figurais dans un sujet diffusé sur son émission "Presse Connection" de Match TV. Et moi aussi, puisque je l'avais vu la veille sur la K7 vidéo de la seule émission de télévision où je parle de mon livre. Dans le grand hall des studios de Billancourt, sa tête me disait bien quelque chose, et c'était apparemment réciproque. Stéphane et moi avons donc joué "drôle d'endroit pour une non rencontre".
Hier soir, pour assembler ces pièces d'un puzzle très mouvementé, Stéphane Bern a annoncé un plateau qui traitait de "l'envers du décors".
Reste qu'à ce jour, le sujet de la télé-réalité n'a toujours pas été traité. Je pense que si vous êtes nombreux à vous prononcer sur le choix de mes chaussures, dans la note "20 h 10 presque pétantes" j'ai encore toutes mes chances...

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