Voici donc la dernière étape de la tournée de la face cachée de la Star Ac. Rappel des épisodes précédents : l'auteur a proposé à la FNAC de faire une tournée de son livre dans les villes qui accueillaient le concert des enfants de Gérard Louvin.
L'opération s'est donc déjà déroulée à Caen, Lyon et Toulouse. J'aborde aujourd'hui la ville de Marseille. Je pars le matin, histoire de profiter de la ville, si j'ai deux ou trois personnes dans la salle, au moins j'aurai pas perdu mon temps.
Cette fois-ci, je ne vais pas vous dire ce que j'ai emporté comme pic nique, à vous de décider si j'ai eu ce jour-là le céleri rémoulade, et le jambon, ou si j'ai eu le loisir de tester les nouveaux sandwich du coin bar.
La gare de Marseille est dans un état, la pauvre. Dommage, les diffuseurs de vapeur d'eau, qui lui donnent un air féérique, ne sont pas encore en service.
Des travaux, du bruit, du monde, de la crasse, de la vie, la mer, tout ce que j'aime. Un mélange continuel, des fruits superbes sur le marché (1 euro le kilo de cerise !).
Marseille ce jour là fait penser à Rome et ses sept collines. J'envie des citadins qui peuvent choisir de prendre le bateau pour les iles, comme ça, sur un coup de tête.
Rien à visiter aujourd'hui c'est fermé, j'entame la montée vers Notre Dame de la Garde, cette drole de bizantine qui surplombe tout, même la gare. J'entre par la crypte et, par ces confusions mentales dont je suis coutumière, je pense que c'est la cathédrale toute entière qui tient là. J'adore le pied de nez, l'illusionisme à l'envers qui transforme un édifice pesant en discrète crypte. Et c'est en partant que je me rends compte de mon erreur. C'est toujours en partant qu'on se rend compte qu'on s'est trompé.
Entre temps, j'ai joué "Lost in translation" de Sofia Coppola. Mon interlocuteur n'est pas le Japon, mais un prêtre bénedictin et très âgé auquel j'entreprends de me confier. Le choc des cultures est tellement intense qu'il change de langage, il dit "déconner". Il se replonge dans ses prières pour essayer de trouver les mots pour moi. En vain. Finalement, il me conseille de "positiver" et nous nous quittons, sur fond de musique new age américaine (dans ma tête, pas dans sa vitrine où il reçoit, évidemment).
Retour au niveau de la mer, dans le centre commercial où est implanté le forum FNAC.
Bonjour au journaliste qui anime, petit sourire en coin à la responsable de la communication, qui me montre la grande salle (je vais quand même pas lui dire que c'est un peu large pour quatre personnes) et début de la séance, avec cette fois, UNE personne. Mais cinq minutes après, c'est le miracle, nous serons finalement onze + deux et ça change tout. Parmi la foule, trois enfants de 7, 6 et 11 onze ans et leurs questions se mêlent tout naturellement à celles des adultes. Un vrai bonheur, pendant une heure. J'ai particulièrement aimé la question de cette jeune fille de onze ans : "Est-ce que vous pensez qu'un jour, il pourrait y avoir un mariage entre un fan et un élève de la Star Ac?"
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